Que croire? Que penser? Qu'est ce que je sens? 

Hier j'ai appris que j'avais validé mon année et pas deux minutes plus tard c'est lui qui m'a envoyé un message, un smiley avec un baiser. Je lui ai renvoyé le même et ensuite il a disparu jusqu'à aujourd'hui.

Je trouve ça fou quand même. La veille de son message, et les soir suivants j'avais essayé de me masturber, mais je n'y étais pas arrivé. C'était assez frustrant, mais la veille de son message, j'avais pensé très fort à lui. J'imaginais très bien ce qu'il pourrait me faire, et ce que moi j'aimerais lui faire et naturellement la machine du désir c'est mis en place! C'était bon! Et puis le lendemain il m'envoyait un message.

Est ce qu'on est connecté? Ce serait fou! A moi il me manquait tellement et puis que le lendemain il m'envoie un message? Ça veut dire qu'il pensait à moi aussi, non?

On se comprend, sans se comprendre. Samedi quand je lui ai envoyé un message, de lui même il m'a redit qu'il viendrait, comme s'il avait deviné mes pensées. Il peut se dire insensible, mais je sais que c'est faux. Je pense qu'une certaine façon il est aussi impatient que moi qu'on se voit, mais qu'il est beaucoup plus fort que moi au déguisement. Peut-être même qu'il a du attendre un signe de ma part, avant de s'autoriser à m'envoyer le message. 

Je crois qu'on est pareil un peu, et je veux croire qu'il tient à moi, malgré les silences.

Ma cousine n'est pas si sûre de ça. 

Mais qu'est ce que je fais de ce que je sens? Combien de fois a-t-on eu l'occasion de se séparer? Combien de fois a-t-on eu l'occasion de laisser mourir la flemme? 

Elle n'est jamais morte. 

Aujourd'hui le problème c'est le lien avec Miss K. Leur lien est-il plus fort que le notre? Je ne sais pas comment me défaire de lui.

La seule fois où ça a marché, c'est quand j'ai cru qu'il ne voulait plus entendre parler de moi. Et même là encore, j'avais tort. C'était juste un malentendu. Alors, s'il ne me dit pas clairement qu'il ne veut plus de moi, je ne sais pas si j'arriverai à me soustraire de sa vie et le soustraire de la mienne.

On est coincé.