La semaine dernière a été riche en émotion.

De la joie à la colère, de la colère aux larmes, des larmes à la révolte, puis de la révolte à la paix.

La semaine dernière, jusqu'à lundi, j'ai été super en colère. Tout le week-end a été horrible.

Vendredi soir je mourrais d'envie de lui parler, mais j'espérais que lui le fasse. Je voulais le voir, alors j'attendais impatiente. J'étais partagé entre mon coeur et ma fierté. Finalement je me suis décidé à lui envoyer un message. Il voulait venir, mais ne pouvait pas. D'accord.

Samedi j'ai encore attendu, le coeur et la gorge serré. J'étais envahie par un immense sentiment d'impuissance. Entre mon coeur et ma fierté, ma fierté avait pris le dessu. J'avais tenu, mais au réveil ce fut autre chose. La toute première chose que j'ai fait ça a été de lui parler. Je me suis senti tellement mal.

Je me  sentais tellement humilié. Je me sentais mal, désespéré, perdu et je déteste me sentir dépendante de quelqu'un. Je me disais que je ne pouvais plus supporter tout ça, mais en même temps, je savais que j'étais incapable de mettre fin à tout ça. Je me sentais trahi.  La semaine d'avant il me disait que nous allions profiter au maximum et puis la semaine d'après pas même une apparition. Je lui en voulais tellement. Rester et supporter son indifférence, ou le laisser et me sentir bien dans ma peau.

J'ai pensé à une solution: lui dire que j'étais amoureuse de lui. Je me disais, je pensais, puisque lui ne m'aime pas, n'est pas amoureux de moi, qu'il me dirait que ce ne serait plus possible de continuer de se voir. Il me dirait que je serai un poids pour lui. Entre être mal et être bien dans ma peau, j'avais choisi. Je voulais me retrouver, me reconnaitre. Alors dans un grand effort je lui ai dit que j'étais amoureuse de lui.

Je m'étais préparé, je savais au fond de moi que c'était fini. Je l'avais senti, j'avais pleuré toute les larmes de mon coeur parce que je savais que c'était imminant.

Mais vous savez quoi? J'avais tort.

Je me suis torturé et fais du mal pour rien. Il ne m'a pas dit qu'il m'aimait- mais maintenant que j'y pense il ne m'a pas dit non plus qu'il ne m'aimait pas. :D- et rien n'est fini. En gros il a mis des émoticones genre que j'étais chiante à encore le menacer de tout arréter (c'était implicite ) et il m'a expliqué son absence d'une semaine, comme s'il ne voulait pas que ça s'arrête.

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Jusque là, j'évitais de penser aux derniers jours qui me restaient ici, parce que pour moi ça signifait notre fin sans retour en arrière, mais j'avoue qu'après ça je me sens plus rassuré. Quoiqu'une partie de moi ne peut s'empêcher de se demander s'il n'attend pas tout simplement que je m'en aille, comme ça c'est plus simple, non?

En ce moment il travaille à la boulangerie avec son frère. Je suis passé le voir (le coeur battant) et je me suis ridiculisé. Ca n'arrive qu'à moi, je me suis renversé du jus dessu :(... 

Lui il était trop chou. Ensuite je lui ai dit j'avais envie de lui et il m'a répondu que lui aussi. Mais en ce moment on a aucun moment pour se voir. :(

Il travaille le matin et le soir. Je me suis demandé s'il ne le faisait pas parce qu'il aurait un bébé caché. Vous voyez jusqu'ou va la parano? Mais non, il n'en a pas :) hihih

Ha et il n'a fait aucun commentaire sur le fait que je sois amoureuse de lui. On pourrait presque croire que ça lui fait plaisir.

Lundi j'ai un entretien pour un job d'été en Espagne, (j'ai posé ma candidature en étant sûr qu'il me laisserait) et si je suis prise je devrais partir en juin. En novembre dernier je lui avais posé une question et il m'a répondu "je suis comme tu m'as laissé, comme tu m'as laissé". Est ce que je suis la seule à voir comme un reproche dans cette phrase? Je lui avais annoncé mon départ 7 jours avant mon vol et ensuite j'avais refusé de le voir une dernière fois.

La j'ai peur que si ça se passe bien entre nous mais que je parte quand mm, ben il m'en veuille.

De toute façon il ne me dira jamais de rester et puis je ne pars pas définitivement. 

Voilà! Je suis faible!